Historique de l'atelier, et quelques projets...

L'atelier de facture d'instruments ethniques Consonances a pris son nom en 2016.

Anciennement atelier de Lutherie Sauvage, son appelation provenait de la lutherie du même nom, qui est l'art de la récupération et du détournement d'objets usuels en instruments de musique.


logo de l'atelier

Créé en 2003 à Quimper(29), l'atelier a migré à Rennes(35) en 2007. Le projet de base est de rendre aux instruments dits "rudimentaires" comme la sanza, leurs lettres de noblesse. Il se trouve que c'est justement de leur apparente simplicité que vient toute leur difficulté...

Quelles que soient leurs familles, idiophones, cordophones, membranophones, aérophones, "mixophones", tous les instruments ont leur formule traditionnelle simple. Chacun a son jeu propre, harmonique, rythmique, d'enveloppe sonore ou de synchronisation. Savoir en jouer consiste même souvent à réunir tous ces aspects. Les instruments proposés ici comprennent toujours une partie de récupération, de "lutherie sauvage", surtout concernant les métaux.


Ci-contre (de haut en bas):

- La sanza (Afrique centre et sud) ou piano à pouces, nom venant de la technique de jeu de la mbira d'Afrique centrale, avec les index attaquant les lames par le dessous et les pouces par le dessus.
- Le khamak (Inde), autres noms: "Gopa", "Gopichand", "Gopiyantra", est l'instrument accompagnateur du chant des fous du peuple des Baul du Bengale. L'instrument produit un son déguingandé à la fois percussif et mélodique.
- Le dan dôc hûyen (Vietnam), ou cithare harmonique ou encore cithare monocorde, utilise les noeuds harmoniques d'une corde unique pincée à l'aide d'une baguette, fixée à un résonateur et modulée par un manche flexible. Ancien instrument du mendiant aveugle, il est devenu au fil des siècles un instrument classique remarquable.
- Le berimbau ou biliba (Brésil), instrument de la fameuse capoëra, est l'arc musical des esclaves d'Afrique de l'Ouest déportés au 17ème siècle vers les champs de canne à sucre Brésiliens.

Infinis sont ces instruments issus d'anciens bricolages de fortune, imaginés pour rassembler, faire danser et rêver le monde. L'atelier de Lutherie Sauvage veut les développer au mieux, et les mettre bientôt à la portée d'un public curieux et attentif avec un maximum d'explications.

L'atelier ne vend pour l'instant que des sanzas, parce que:
- La plateforme de vente internet est assez jeune, et le souhait serait qu'elle fonctionne régulièrement avant toute diversification (référencement, etc...),
- Les matériaux nécéssaires aux autres instruments n'ont pas encore trouvé leurs fournisseurs.





Parcours personnel du créateur:

Mon nom est Günther Schmidt, j'ai commencé par la basse pendant une bonne quinzaine d'années, puis ai continué par le violon traditionnel Irlandais, que je pratique encore beaucoup aujourd'hui. Je suis le fondateur de l'ex-compagnie de didgeridoos, instruments ethniques originaux et théâtre de rue Katoomba de Quimper, qui utilisait pas moins d'une quarantaine d'instruments sur scène.

J'y ai joué beaucoup de didgeridoo, sanza, berimbau, ainsi que quelques flûtes. J'y fabriquais moi-même mes sanzas, c'est par ce biais que je suis arrivé à la lutherie d'instruments "particuliers".